Australie: Alice en stage dans un ranch!

Aujourd’hui, sur le blog, on accueille Alice, 22 ans en 3ème année d’école d’ingénieur agronome à l’INP Purpan de Toulouse. Elle nous raconte son stage en Australie, pendant 3 mois, dans un ranch de 3300 bovins, non loin d’une petite ville du Queensland appelée Theodore, située exactement à 3h de la côte Est et à 6h de voiture au nord ouest de Brisbane.

Qui es-tu ?

Je suis une grande passionnée de cheval depuis l’âge de 8 ans et de façon plus générale de l’environnement et des grands espaces. Le sport tient également une grande place dans ma vie et je pratique ainsi la course à pied, la musculation et du rugby de façon régulière. Je suis habituée à partir en voyage en colonie avec des groupes de mon âge depuis l’âge de 14 ans, et ce grâce au comité d’entreprise de l’un de mes parents ; les voyages prennent donc également une grande place dans ma vie et j’adore découvrir de nouveaux paysages et de nouvelles cultures.

Alice est restée en Australie 3 mois et demi de mi juin à octobre dont 2-3 semaines de roadtrip !

Dans quel cadre es-tu partie ?

Je suis partie grâce à mes études. L’INP purpan est une école riche de nombreux stages et de nombreuses opportunités d’expériences à l’étranger. Ainsi, en fin de deuxième année, un stage de 3 mois en immersion dans une famille anglo-saxonne est obligatoire en vue de passer le TOEIC en troisième année.

En quoi consistait ton stage ?

Mon stage consistait à découvrir le fonctionnement d’un agrosystème dans un pays étranger afin de diversifier nos connaissances, tenter une nouvelle expérience et enrichir notre formation. Mes missions principales étaient le soin aux animaux (bovins et chevaux de travail : nourrissage, vaccination, assistance aux soins vétérinaires), déplacer les bovins d’un paddock à l’autre (pratique nommée le mustering et essentielle de mon activité). En bref j’ai vécu une expérience unique qui m’a permis de concilier à la fois ma passion du cheval, mon amour des grands espaces et de l’Australie.

 Pourquoi l’Australie ?

Passionnée du monde animal et de l’environnement depuis toute petite, j’ai toujours rêvé de partir en Australie pour sa diversité faunistique et floristique qu’elle abrite tant au niveau terrestre que maritime. En grandissant cette envie ne s’est jamais atténuée et le souhait de découvrir la culture et les divers paysages a décuplé mon envie d’y partir. Ainsi, lorsque j’ai vu que des stages étaient disponibles en Australie, j’ai tout de suite su que c’était là-bas que je partirai !

Un cacatoès à huppe jaune

Kookoobaru (oiseau endémique australien)

Martin pêcheur

Bilan de ce séjour?

L’expérience a été extrêmement enrichissante, j’ai énormément progressé dans la langue anglaise et lorsque je suis rentrée je pouvais m’exprimer librement et comprendre quasiment tout ce que l’on me disait (ce qui n’était absolument pas le cas au début du stage !! ). J’ai également appris à me débrouiller car bien que les gens soient très accueillants, la culture cow-boy veut que l’on soit parfaitement autonome et résistant (pas la peine de s’arrêter de travailler pour une déchirure musculaire), c’est en tout les cas ce que j’ai pu en tirer de mon expérience dans le Queensland ! La culture est incroyable ! Avant cette expérience, je pensais que ces villes remplies de cow-boys en chemise à carreaux, chapeau, ceinture et bottines en cuir lisse et cigarette roulée aux lèvres, n’existaient que dans les  vieux westerns…et pourtant ! Cette culture existe réellement et bien que mes maîtres de stages étaient à mille lieux de ce stéréotype, il suffisait d’aller dans les villages alentours (40 minutes de route au moins), pour se rendre compte qu’une telle civilisation est bien réelle.

Arbre à cacatoès au coucher de soleil

 

Es-tu partie seule ?

En effet, je suis partie seule pour ce stage, mais en revanche nous étions 54 étudiants (parmi ma promotion de 200) sur le territoire australien. J’ai donc rejoint 4 amis pour un road-trip préalablement organisé à la fin de mon stage dont je vous parlerai dans un prochain article.

Première fois aussi loin ? Dépaysement total ?

C’était ma première fois en Australie mais pas ma première fois aussi loin puisque j’étais partie en colonie à Hawaii lorsque j’avais 17 ans. Bien que ce soit un pays « neuf » je me suis absolument sentie dépaysée, le bush australien ne ressemble à rien d’autre que j’ai pu rencontrer avant.

As-tu rencontré des difficultés ?

Pour être tout à fait honnête, le premier mois a été extrêmement difficile car la barrière de la langue entraîne de grandes difficultés de compréhension pour le travail et des quiproquos. Il faut alors vraiment s’accrocher et surtout continuer à faire des efforts et c’est à partir de ce moment que l’expérience devient belle.

Tu logeais chez l’habitant ?

Je n’ai pas dormi chez l’habitant à proprement parlé puisque je logeais dans une dépendance de 4 chambres, une salle commune et une salle de bain avec 3 autres salariés. Mais mes maîtres de stage m’ont effectivement très bien accueillie !!

Qu’en est-il du climat en Australie?

L’Australie étant un immense pays, il y a en fait différents climats. Là où j’étais, et durant la période où j’y étais ( de juin à août) c’était l’hiver. C’est un climat tropical tempéré et le moins que l’on puisse dire c’est que c’est un hiver qui ne ressemble en rien à l’hiver européen. Les deux premières semaines il faisait très froid (froid et sec) où la température le matin était de 0/1°C mais l’après-midi il pouvait faire 12°C/13°C. Le reste du temps il a fait un temps incroyable (3 jours de pluie en 3 mois) avec des températures très douces allant de 15 à 25°C en journée ! Il nous arrivait même de nous baigner dans des lacs avec les chevaux les week-ends.

Qu’as-tu pensé des australiens ?

J’ai trouvé les australiens très sympas bien que j’ai rencontré quelques difficultés à m’intégrer au début à cause de la barrière du langage. A mon stage je me suis d’ailleurs fait une véritable amie, Erin, avec qui je suis toujours en contact et que je rêve revoir un jour en France ou chez elle en Australie ! Ce sont des personnes adorables, de bonnes humeur et décomplexées, la vie là-bas, que l’on soit à Cairns ou à Sydney est paisible et on ressent une grande sérénité ainsi qu’une confiance aveugle lorsque l’on se balade dans les rues des grandes villes.

Alice et Erin (une saisonnière venant de Melbourne) à la journée annuelle de vente de taureaux

Des anecdotes à nous raconter ?

J’ai eu une mauvaise expérience avec un taureau qui, lorsque je le vaccinais, s’est jeté sur mon bras (alors coincé entre lui et la barrière en fer) ce qui m’a alors valu des radios en urgence et une belle douleur pendant 3 jours ! L’expérience en elle même avec le taureau a été douloureuse mais l’expérience avec les assurances françaises a été bien pire, l’incident a eu lieu le 14 Juillet et les assurances n’avait toujours pas pris en charges les frais en Décembre… Une autre anecdote plutôt sympa concerne la faune australienne, on m’avait dit de me méfier des serpents mais en hiver je n’en ai croisé que très peu, en revanche qu’elle n’a pas été ma frayeur lorsqu’une mygale est venue se loger dans nos toilettes pour soudainement disparaître ! Et non le mythe des araignées géantes n’est pas un mythe ! En ce qui concerne les traditions, rien de choquant ou de très marquant puisqu’elles sont à peu de choses près très similaires aux nôtres.

Penses-tu retourner en Australie?

Maintenant que j’y suis partie en working holiday visa, mon plus grand rêve et d’y retourner afin d’essayer d’y faire une expérience professionnelle dans l’agronomie si l’opportunité se présente. C’est réellement un pays dans lequel je me verrais vivre et avoir des expériences tant que je suis jeune. Si je devais y retourner je retournerais sur la côte Est mais j’irais également visiter le Sud avec Melbourne et la Tasmanie ainsi que le nord de Cairns.

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Nous finirons cet article par la rubrique conseils!

Pour finir, un petit mot pour les autres étudiants qui hésitent à se lancer dans cette aventure?

Je conseille à quiconque qui a l’opportunité d’user d’un working holidays visa pendant au moins 6 mois d’aller tenter l’expérience en Australie. C’est un pays incroyable avec des expériences inoubliables et je connais bon nombre de personnes qui ne voulait plus quitter le pays. Les raisons qui doivent les encourager à se lancer sont avant tout le goût du voyage, de la découverte de nouvelle culture et de l’aventure. De même, il est de plus en plus fréquent que des jeunes qui ne savent plus trop où ils en sont dans leurs études partent en working holidays visa en Australie ou Nouvelle-Zélande, une telle expérience leur permettra d’acquérir beaucoup de maturité et d’autonomie ainsi que de prendre du recul sur les choses. Ils peuvent ainsi revenir parfois avec les idées plus claires au vue de leur différentes expériences en Australie et les expériences de ce genre apportent aujourd’hui une réelle plus-value sur un CV.

Est-ce qu’un article sur le road-trip de 15 jours d’Alice, vous plairait?

En voici un petit avant-goût:

White heaven beach

N’hésitez pas à me suivre sur facebook pour ne rien manquer! Et si vous avez des questions laissez-les en commentaires 🙂

 

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4 Replies to “Australie: Alice en stage dans un ranch!”

  1. Un rêve de petite fille avec une belle écriture 🙂 Une belle manière de nous retranscrire ton aventure pleins de conseils et de retours sur expérience. J’ai toujours eu peur de partir en Australie, c’est tellement loin et différent. Hâte de découvrir en plus ton univers 🙂

  2. Wouah! Qu’est ce que ça donne envie! Moi qui suis fane de chevaux et de voyages, j’en rêve! Dommage que pour le moment ce n’est pas vraiment ma priorité mais j’espère un jour faire une expérience comme la tienne. Un petit récit de ton roadtrip me ferai encore plus rêvé!

    1. Merci beaucoup pour ton commentaire Camille! C’est vrai que son séjour fait rêver, j’espère que tu arriveras à avoir une belle expérience comme celle-ci, tu nous diras. On sortira un article sur le road-trip d’Alice, il sera annoncé sur la page Facebook 🙂
      à bientôt!
      Nina

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